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Association Maurice Vissà - Editions de l'Avière
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Le panneau Marchal (Arrentès de Corcieux)

Les Arrentes-De-Corcieux, est une bourgade située à 964 mètres d’altitude où vivent paisiblement 400 habitants. 
La famille de Monsieur René MARCHAL, son épouse, ses cinq enfants (Henri 15 ans – Michel 11 ans – René 9 ans – Marguerite 4 ans et Jean âgé de quelques mois) habitent une petite ferme au lieu dit « La peute Racine », à la lisière de la forêt.
René exerce le métier de bûcheron tandis que son épouse s’occupe de la maison et de l’éducation des enfants.
Le 8 Juin 1944 le destin frappe cruellement cette famille paisible. 


A l’aube, les Allemands arrivent en force à la ferme et emmènent sans ménagement René Marchal (37 ans) et l'aîné de ses fils Henri (15 ans). Tous deux sont hissés avec violence dans un camion où des policiers de la Gestapo les gardent sous la menace de leurs armes. Après avoir parcouru quelques kilomètres en forêt et, arrivés  dans une clairière au lieu dit « Clair Sapin », le véhicule s’arrête brusquement. Toujours avec la même brutalité, le fils Henri est jeté à terre. L’ordre lui est donné de rentrer chez lui en lui disant "Cours ! Si tu arrives jusqu’au bois, ta vie est sauve !" Il hésite, parcourt quelques mètres mais une rafale de mitraillette l'abat froidement dans le dos. Pauvre Henri, sa vie trop courte s’arrête là !

Son père a assisté impuissant à l’horrible crime.

Et le véhicule repart en direction de Corcieux.

René est ensuite emprisonné à « La Vierge » à EPINAL. Le 30 août 1944, il est déporté au camp de Natzweiler-Struthof, avec beaucoup d’autres camarades maquisards du canton de Corcieux. Il y restera jusqu’au 4 septembre 1944, date à laquelle, avec ses camarades de fortune, il sera dirigé  vers Dachau. Le parcours n’est pas fini, René est envoyé au camp de Haslach (en Forêt Noire) jusqu’en février 1945, puis à Schomberg (près de Stuttgart). Le 25 avril 1945, les prisonniers sont séparés en deux ; les plus valides (dont René) sont emmenés vers une direction inconnue.
Le 29 Août 1946, Madame Marchal reçoit un courrier du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, lui précisant que son mari est porté disparu.

Il est probablement décédé lors d'une marche de la mort.

 

Tous ces anciens maquisards ne sont pas oubliés puisque, tous les ans, le 6 juin, nous allons leurs rendre un émouvant hommage.

Le calvaire de René Marchal est raconté dans le livre Haslach & Vaihingen (pour en savoir plus, cliquez ici)

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